28.1.18

La vingtième symphonie du Maître

En larmes les mecs, en larmes !!!!!! Comme des millions de fans à travers le monde, comme la plupart des veinards présents dans la Rod Laver Arena, comme son entourage, ses coaches, sa famille, comme toi je pense, ô fan invétéré du Dieu Rodgeur, j'ai pleuré à chaudes larmes en ce dimanche 28 janvier 2018. Pleuré parce que les images était trop belles, l'émotion trop forte, la joie tellement intense. Pleuré parce que la réalité dépasse la fiction, parce que le temps s'est arrêté en cette nuit divine, parce que le conte de fée, la fable magique Roger Federer nous touche et nous émeut au plus profond de nos coeurs. Alors dimanche j'ai chialé comme un gosse devant son idole. L'idole de tout un peuple.

Roger Federer fait partie de nos vies, on l'aime comme un ami, un proche, un frère. On a tous un souvenir marquant d'une de ses victoires qu'on a célébré à grands coups d'accolades et de chants avec nos potes. On a tous grandi à travers ses triomphes, ses records, ses changements de look, ses défaites, ses périodes de doutes. Comme les Français l'écrivaient à propos de Johnny Hallyday, on a tous en nous quelque chose de Federer. 

Cette volonté de prolonger la nuit.
Ce désir fou de vivre une autre vie.
Ce rêve en nous avec ses mots à lui.

20 tournois du Grand Chelem les amis, 20 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (Oui, ça mérite bien 20 points d'exclamation, 20 shots et 20 bouteilles de champagne, et bien plus encore...) Le Maître a donc soulevé son vingtième trophée majeur dans le ciel de Melbourne et défonce encore plus les portes de l'irrationnel, de l'impossible, du surnaturel. Les portes de son propre mythe. On peut comparer sa carrière à une symphonie, une collection, un chef d'oeuvre. A la symphonie de Ludwig von Beethoven, à la collection de Léonard de Vinci, au chef d'oeuvre de Victor Hugo. Rodgeur n'a plus de semblables dans le monde du sport, alors autant essayer de lui en trouver dans le monde de l'art ! 

Oui, le GOAT est au-dessus de la mêlée avec ce vingtième titre en Grand Chelem, au-dessus de toutes les étoiles sportives. Devant les Pelé, Michael Jordan, Mohamed Ali, Usain Bolt, Michael Phelps, Michael Schumacher ou autre Jack Nicklaus... En atteignant ce nombre mythique de 20 Grands Chelems à 36 ans et demi, Sa Majesté Rodgeur a explosé le dernier plafond de verre qui lui résistait. Reste encore à aller chercher cette place de numéro 1 mondial qui lui tend les bras, histoire de parachever sa symphonie et d’ajouter une nouvelle ligne dorée à son incroyable légende !
Vivre pour le meilleur...

Après des demi-finales aussi infectes que le nouveau logo du Lausanne-Sport et un tournoi globalement décevant, la finale a – heureusement – sauvé un peu les meubles. On espérait un beau combat, on rêvait d'un match en cinq sets, ceux-ci ont bel et bien eu lieu. A des années lumières du chef d'oeuvre de 2017, bien sûr, mais cette finale a quand même largement tenu ses promesses et apporté son lot d'émotions. Notamment à la fin du deuxième set et surtout au début d'un cinquième set irrespirable avec ces deux balles de break sauvées par le roi Rodgeur. Nul ne sait ce qu'il serait arrivé si le Croate avait concrétisé l'une de ses deux occasions et gagné ainsi un sixième (!) jeu de suite... Dans les cordes, bousculé par un Cilic en pleine bourre, le Maître aurait-il craqué ? Personne ne le sait et à vrai dire on s’en branle... Tout ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que la suite ne fut qu'une formalité, une puissante jouissance jusqu'au Graal !
Que je t'aime, que je t'aime. Et je vais arrêter ici de citer du Johnny, tu vas me prendre pour Pascal Droz... 

Allez, même en ce jour de plénitude totale, je vais quand même faire mon éternel grincheux et regretter que les organisateurs de l'Open d'Australie (ou les dirigeants de l'ATP...) n'aient pas pensé à célébrer ce vingtième historique. Aucune vidéo diffusée sur les écrans géants, aucun chiffre 20 projeté dans le stade, aucun feu d'artifice, aucune surprise, rien. Dommage et ô combien décevant ! Le plus grand tennisman de tous les temps aurait mérité un hommage plus vibrant que ces simples discours... Malgré leurs défauts, les organisateurs de Roland Garros avaient, eux, au moins eu le bon goût de mettre sur pied une magnifique célébration pour la Decima de Rafael Nadal. Et moi qui croyais que les Australiens avaient de l'imagination et des idées... Bref, passons.    

Wimbledon 2003 – Australian Open 2018... 16 ans et 20 titres majeurs, du premier sacre contre Philippoussis à cette apothéose contre Cilic en passant par ces duels de légende contre Agassi, Roddick,
Nadal ou Djokovic. Roger Federer, seul tennisman sur terre à avoir traversé trois générations en continuant à gagner, à évoluer, à impressionner, et en ayant toujours gardé intact ce plaisir de jouer. Federer défie le temps, la nature, l'Histoire. Comme dirait un pote : quand j’ai envie de communier avec Dieu, pas besoin d’aller à l’église, je me pose devant la télé et regarde Federer. Bref, merci Rodgeur pour ces 20 Majeurs, merci pour ces émotions à la pelle, ce bonheur à profusion, cette joie unique. Merci, tout simplement, d'être de la même époque que nous. Rien n'aurait été pareil sans toi, rien !!!   

22 Comments:

At 29 janvier, 2018 00:12, Blogger Thierry Fangio said...

Très beau post, magnifique, rien à ajouter. Vive Roger XX !

 
At 29 janvier, 2018 00:42, Anonymous Anonyme said...

Magnifique Roger !
La momie est loin maintenant j'espère qu'on ne la reverra pas de la saison et que Roger pourra tout rafler.

 
At 29 janvier, 2018 07:00, Anonymous Larissa said...

Joli article Marc merci,

A propos dans l'équipe sur internet, dans un article ils ont dit qu'en finale dans les matchs en 5 sets Federer avait équilibré à 50 pourcents son pourcentage de réussite à 4 victoires pour 4 défaites.

Il me semble qu'il n'a joué que 7 finales en 5 sets pour l'instant :

2007 Wimbledon face à Rafa en 5 sets victoire
2008 Wimbledon face à Rafa en 5 sets défaite
2009 Australian face à Rafa en 5 sets défaite
2009 Wimbledon face à Roddick en 5 sets victoire
2009 US OPEN face à Juan Martin en 5 sets défaite
2017 Australian face à Nadal en 5 sets victoire
2018 Australian face à Marin en 5 sets victoire

Quid du 8ème 5 sets en finale de GC. Erreur de l'équipe ?

 
At 29 janvier, 2018 08:20, Anonymous Anonyme said...

Wimbledon 2015 (je crois) en 5 sets contre Djoko.

Et Marc : Cilic aurait gagné un 6e jeu de suite au début du 5e.

 
At 29 janvier, 2018 08:21, Anonymous L'âne de Troinex said...

Que dire ? Qu'écrire ?

Noël est en janvier !

Roger repousse les limites de l'extraordinaire!

Ses adversaires historiques des années 2000 sont à la retraite depuis belle lurette. Safin prend mine sur mine, Hewitt cuit des saucisses sur une plage en Australie, Roddick écrit péniblement ses chroniques sportives... et notre Rog galope comme un cabri et continue de soulever des trophées comme à la Belle Époque.

Mieux, on dirait qu'il le fait avec une telle facilité et l'expérience du vieux briscard. Genre, le mec de 36 ans qui arrive en soirée, se pose au bar 10 minutes et emballe la bombe de la soirée de 18 ans en un tour de main, alors que plein de boutonneux se battaient pour elle.

On vit l'Histoire du sport en direct et EN GRAND. Je vais passer ma journée à lire tous les articles, à poster des Vamos Roger sur Marca et à commander des binches sur Amazon.

 
At 29 janvier, 2018 14:32, Blogger Raph said...

C'est Wimbledon 2014 où Federer a perdu en 5 sets contre le coton-tige. 2015, il perd en 4 sets.

L'équipe n'a pas fait d'erreur.

 
At 29 janvier, 2018 20:30, Anonymous Larissa said...

A oui c’est vrai j’avais oublié cette finale 2014 de wimbledon

 
At 30 janvier, 2018 05:36, Blogger sherpa said...

RF à traversé 3 générations, avant les Hewitt, Safin, Roddick, il y a eu les Agassi, Sampras ! 😉

 
At 30 janvier, 2018 16:25, Anonymous Snoop said...

Hourrrraaaaaaa!

Je n'en pouvais plus dans ce second set... et dans le quatrième, j'ai failli bouffer cette télécommande!! Et le premier jeu du 5ème set? J'ai failli couper en deux mon oreiller!

Bref, monumental et magique!

Ceci dit, un pote breton m'a envoyé ce lien... excellent de relire tout ça pratiquement 20 ans après:

Et dire que tout a commencé à Brest

C'est beau... et j'espère qu'il va continuer à nous faire rêver encore des années!

 
At 30 janvier, 2018 18:08, Blogger Unknown said...

Je pleure encore, encore et encore!
Merci Roger, d'être là! Merci Marc d'écrire si bien ce que nous ressentons, nous, ses fans inconditionnels !

 
At 30 janvier, 2018 18:11, Anonymous Anonyme said...

4 mots seulement : Bravo et Merci Maestro!

 
At 31 janvier, 2018 00:28, Anonymous Fed for ever said...

Je vous lis depuis de nombreuses années et c'est vraiment un de vos meilleur commentaires.

 
At 31 janvier, 2018 09:48, Anonymous Anonyme said...

Cela n'est que du sport, que du tennis, un gars qui tape dans une balle quoi .. mais c'est beau, cette longévité, cette capacité à garder son envie, ses performances physiques, à rester au-dessus de la mêlée. Il est en apesanteur, que ce soit dans le jeu épuré, aérien, fluide ou que ce soit dans l'attitude, les résultats, la motivation, toujours là-haut, quand d'autres bien plus jeunes sont usés, fatigués, cramés. Un très très grand champion, hors norme.

 
At 31 janvier, 2018 13:28, Anonymous Anonyme said...

Excellent article! La passage sur le logo du LS n'était vraiment pas nécessaire. Ce genre de complément devient lassant. Sinon bravo...

 
At 31 janvier, 2018 21:17, Anonymous Anonyme said...

Excellentissime Marc !
Merci encore !!!
On t'aime (presque) autant que Roger...

 
At 01 février, 2018 11:27, Blogger Annick Gander said...

j'adore... c'est géant ce poste tout comme notre idole RF

 
At 02 février, 2018 20:40, Blogger Patrick de Montmollin said...

Merci pour ce magnifique post !
La suite de la saison s'annonce palpitante !

 
At 04 février, 2018 23:12, Anonymous Anonyme said...

Ouaip, sacré Roger quand même, quels frissons et émotions il transmet à travers le monde...

Pis Marc, une sacré différence entre l'onde de choc planétaire dimanche dernier, parvenue depuis un terrain illuminé de mille feux dans une ambiance de folie, et ce 1er tour de Coupe Davis oublié et lointain dans une salle kazakh, non?? Moi je dis chapeau à Monsieur Lüthi, qui a vécu les 2 événements, et qui a trouvé je-ne-sais-où la motivation pour passer de Melbourne à Astana...

 
At 05 février, 2018 18:19, Blogger Patrick de Montmollin said...

😂 toi tu m'as tué là 😂

 
At 06 février, 2018 11:48, Anonymous Plop said...

Hier avec un pote j'avais commencé ce qui n'était qu'à la base une vanne nulle "en moyenne Federer et moi on a gagné 10 titres du Grand Chelem chacun".

Puis on a poussé la blague jusqu'au bout en divisant par deux tous les records du Bâlois.

Et ben bordel, même divisé par deux ça reste hallucinant. Même divisé par deux ça reste dans le top 10, voir le top 5 de chacune des catégories. C'est dire le niveau du mec, un demi Roger resterait un des tout meilleurs joueurs de ces cinquante dernières années.

 
At 25 avril, 2018 04:19, Blogger raybanoutlet001 said...

zzzzz2018.4.25
jordan 8
tods shoes
mlb jerseys
49ers jersey
salomon
ralph lauren outlet
true religion outlet
canada goose jackets
nike outlet
coach outlet online

 
At 16 mai, 2018 09:58, Blogger studien studien said...

ultra boost
pandora jewelry
issey miyake
ralph lauren outlet
coach outlet online
adidas outlet
cheap oakley sunglasses
mulberry handbags
ralph lauren outlet

 

Enregistrer un commentaire

<< Home